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Permis à points
Un nouveau code sur la route des polémiques (dossier)

25/11/2017

Pour prévenir les nombreux accidents de la route et réduire de manière considérable le nombre de tués sur les routes, les autorités de l’Etat travaillent à l’instauration d’un nouveau code de la route qui devrait être disponible, dès octobre de cette année. La direction des transports routiers, elle, espère que ce nouveau code de la route qu’elle souhaite « consensuel », prenne en compte toutes les préoccupations de l’Etat et des populations.
Dans un dossier consacré à la question par nos confrères de l’Observateur, ce jeudi, la parole est donnée au directeur des transports routiers qui dévoile les grands axes de ce nouveau code très attendu et dont l’instauration du permis à points demeure le point phare. Les limites de ce nouveau code en gestation sont dressés par l’expert en transport et sécurité routière, Brahima Ndongo selon qui, le permis à points, tel qu’instauré en France par exemple, devrait difficilement se traduire au Sénégal, d’un point de vue culturel.

Vers un durcissement des amendes et des sanctions liées aux infractions et délits

Pour le directeur des transports routiers, Cheikh Omar Gaye, le nouveau code « aura forcément un impact sur la sécurité routière, parce que rien que le permis à points, le durcissement des amendes et des sanctions liées aux infractions et délits pourrait aider à dissuader et éduquer, afin que la courbe d’insécurité routière constatée ces dernières années puisse aller vers la baisse ».
Et d’ici mars prochain, une fois la passation des marchés effective, un contrat sera signé avec un cabinet qui accompagne la direction des transports dans la transcription du code, lequel sera finalisé trois mois après, promet Cheikh Omar Gaye.
En revanche, pour Brahima Ndongo, expert en transport et sécurité routière, il faut avant tout, « réunir autour d’une table tous les acteurs, surtout les automobilistes, qui sont les premiers concernés, qu’on les écoute, qu’on prenne en compte leurs préoccupations ».

Quid de l’instauration du permis à points ?

« Il faut savoir que la sociologie européenne n’est pas la même que celle sénégalaise. En France par exemple, quand un conducteur perd ses points et que son permis est retiré, il peut être recyclé et faire un autre travail. Mais au Sénégal, le conducteur de transport en commun surtout, est très souvent dans une situation sociale précaire. Que fera-t-il si on lui retire son permis ? », interroge-t-il, soulignant la nécessité de résoudre d’abord les problèmes sociaux des transporteurs. Avant d’insister sur la tenue des états généraux du transport pour réguler le secteur, ainsi que l’audit de tous les segments du transport.

Le réseau autoroutier non pris en compte dans l’actuel code

La réforme, telle que l’envisage la direction des transports routiers, « va d’abord consister à intégrer de nouvelles dispositions concernant la gestion des nouveaux projets du chef de l’Etat tels que le Train express régional (Ter), d’autres signalisations routières qui vont venir, avec le projet Brt (Bus rapides transit), qui ne sont pas prévues dans le code actuel et qu’il faudra prendre en considération ; le réseau autoroutier non plus n’est pas prévu dans l’actuel code, il faudra l’intégrer », insiste Cheikh Omar Gaye dans les colonnes du journal.
Il y a également, ajoute-t-il, le projet de numérisation et de sécurisation des titres de transports, dans lesquels on va introduire le permis à points. Donc, tout ce qui est modification par rapport au permis, les conditions d’obtention, les amendes, le système de gestion des points… tout sera mis dans le nouveau code.

« Qu’on arrête de croire que le permis à points a réduit les accidents en Europe »

Si les autorités misent beaucoup sur le permis à points pour juguler le mal dans les routes du pays, son efficacité est loin de convaincre l’expert en sécurité routière pour le cas spécifique du Sénégal. Car, « Même avec le permis à points, si les infractions sont ne sont pas automatisées, il y a aura toujours un contact physique entre l’agent verbalisateur et le conducteur, et ça ne servira à rien. Et qu’on arrête de croire que le permis à points a réduit les accidents en Europe, ce n’est pas le cas »,réfute-t-il. « C’est peut-être une bonne chose en Europe, mais au Sénégal, sociologiquement, il faut des mesures d’accompagnement », recommande l’expert en sécurité routière



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