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Mutinerie en Côte d’Ivoire
tirs nourris à Abidjan et Bouaké

22/11/2017

Des tirs nourris étaient entendus lundi au petit matin à Abidjan, selon des habitants, et Bouaké, épicentre de la mutinerie de soldats ivoiriens qui a été relancée vendredi, a constaté un journalistes de l’AFP.

Les mutins ont pris l’habitude de tirer en l’air pour montrer leur mécontentement à propos de primes non payées.

Dans la capitale économique Abidjan, de nombreux tirs étaient audibles en provenance des deux camps militaires d’Akouedo (est), formant la plus grande caserne du pays, selon une habitante qui réside entre les deux enceintes.

Les voies d’accès à Akouedo, et notamment une des principales artères de la zone, étaient fermées, empêchant les habitants de l’est de la ville de se rendre au centre d’Abidjan, selon un collaborateur de l’AFP.

Des tirs étaient aussi audibles en provenance du camp Gallieni, au Plateau (centre ville), qui avait été un des points chauds de la journée de vendredi.

A Bouaké, des tirs étaient aussi fréquents, les mutins n’hésitant pas à multiplier des séquences avec des armes de gros calibres, effrayant une partie de la population et générant depuis dimanche soir d’incessantes rumeurs sur l’attaque de la ville par les forces loyalistes.

Les mutins réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier qui ont ébranlé le pays.

A l’époque, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) pour chacun d’eux (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.

Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d’une cérémonie en présence du président Ouattara et d’autres soldats, qui se voulait un point final à la protestation des forces de sécurité.
Loin d’apaiser la situation, cette cérémonie a en fait déclenché un nouveau mouvement d’humeur, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest durement touché par l’effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.



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