logo
 

Marine Le Pen félicite Trump avant même son élection

07/12/2016

Didier Reynders : "Etre très vigilant sur les décisions"

Il va falloir "être très vigilant sur les décisions" que prendra la nouvelle administration américaine, a indiqué mercredi sur Bel RTL le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, disant respecter le vote des Américains. "Il s’agit d’une grande démocratie, peu importe le président, il faut surtout juger sur les actes", a dit M. Reynders, depuis l’ambassade américaine. Le chef de la diplomatie belge a formulé l’espoir que "l’Amérique ne se repliera pas sur elle-même" et que le futur président pourra "rassembler l’Amérique".

Le repli sur soi est une tendance lourde, a observé M. Reynders, évoquant la situation aux Etats-Unis mais également en Europe, avec le Brexit, et en Belgique où on a vu "la Région wallonne ne pas vouloir s’ouvrir au commerce international".

La campagne pour les élections américaines a été "affligeante", a estimé M. Reynders selon qui il faut cependant "faire la part des choses" entre les "attaques" d’une campagne et "la manière dont une administration se mettra en place". M. Reynders voit également dans cette élection américaine une opportunité pour l’Europe de se renforcer, notamment à travers une politique européenne de sécurité et de défense.

La chef de l’extrême droite française Marine Le Pen a adressé mercredi matin sur Twitter ses "félicitations" à Donald Trump, avant même l’officialisation de la victoire du milliardaire populiste.

"Félicitations au nouveau président des Etats-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre ! MLP", a écrit sur Twitter la présidente du parti Front national (FN), qui s’était régulièrement prononcée en faveur d’un "tout sauf Hillary Clinton".

Marine Le Pen est candidate à la présidentielle française de 2017. Compte tenu des divisions à gauche, les sondages prédisent qu’elle se qualifiera pour le second tour, mais qu’elle échouera à remporter le scrutin.

Félicitations au nouveau président des Etats-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre ! MLP

La victoire de Donald Trump "va prouver une chose, c’est que la diabolisation est une foutaise et que c’est une impasse", a renchéri sur la radio RTL son père, Jean-Marie Le Pen, chef historique de l’extrême droite française, qui a passé les rênes du FN à sa fille en 2011.

Le compagnon de Mme Le Pen, Louis Aliot, vice-président du FN, a salué pour sa part "huit mois de propagande mondiale balayée par les urnes et par le peuple. Le bras d’honneur de l’oncle Sam à une élite arrogante !".

Début septembre sur CNN, Mme Le Pen se trouvait des points communs avec M. Trump : "Nous ne sommes pas du sérail, nous ne participons pas du système, nous ne dépendons de personne, nous n’allons pas prendre d’ordres auprès de telle puissance financière ou de tels intérêts de multinationales".

Quant à la candidate démocrate à la présidentielle, "c’est la guerre", jugeait-elle. "Hillary Clinton, c’est la dévastation, c’est le déséquilibre du monde (...), c’est des choix économiques qui sont ravageurs pour le bonheur de mon peuple (français, ndlr), ce sont des choix géostratégiques qui vont engager à des conflits mondiaux qui risquent d’être très lourds", disait Mme Le Pen.

Ayrault : "Beaucoup de questions se posent" en cas de victoire de Trump

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé mercredi que "beaucoup de questions" se posaient après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, s’inquiétant notamment de l’avenir de l’accord de Paris sur le climat ou de l’accord sur le nucléaire iranien.

"Il va falloir essayer de savoir ce que veut faire ce nouveau président. Ce qu’il a dit jusqu’à présent provoque bien des inquiétudes", a déclaré M. Ayrault sur France 2, tout en assurant que la France, "alliée des Etats-Unis", continuerait à travailler avec son partenaire américain.

Royal : Trump ne pourra pas empêcher la "mise en oeuvre" de l’accord de Paris sur le climat

Donald Trump, qui semblait mercredi en passe de remporter l’élection présidentielle aux Etats-Unis, "ne peut pas empêcher" la "mise en oeuvre" de l’accord de Paris sur le climat conclu l’an dernier, malgré des déclarations faites en ce sens pendant la campagne, a estimé Ségolène Royal.

"A l’heure où je vous parle, 103 pays ont ratifié, représentant 70% des émissions (de gaz à effet de serre). Il ne peut pas, contrairement à ce qu’il a dit, dénoncer l’accord de Paris", a affirmé sur RTL la ministre française de l’Environnement, qui a présidé les négociations internationales sur le climat jusqu’à lundi. Pendant la campagne américaine, le candidat républicain avait notamment qualifié le réchauffement climatique de "canular" et annoncé son intention d’"annuler" le traité mondial obtenu à Paris fin 2015.

Selon un député PS belge, le vote de la population américaine doit aussi être un signal pour l’Europe

Stéphane Crusnière, député fédéral PS, a participé mardi à une mission d’observation des élections américaines, organisée par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Sur les dix bureaux qu’il a contrôlé dans l’État du Maryland et à Washington D.C., le député belge a constaté le respect des procédures et n’a observé aucune tentative d’intimidation. Pour lui, la probable victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle doit être un signal pour les forces politiques belges et européennes. "Nous n’avons constaté aucun problème dans les dix bureaux contrôlés. L’accueil s’est très bien passé. Tout est en place, de mon point de vue, pour des élections transparentes", a indiqué à Belga Stéphane Crusnière.

Présent à Washington, le député constate que la consternation règne au sein de la mission d’observation qui réunit 120 parlementaires issus de 25 pays. "On sentait qu’il y avait un risque que Donald Trump gagne mais on ne s’y attendait tout de même pas." Pour lui, ce vote montre la distance, aux Etats-Unis, entre les élites et la population. "Cela doit, au même titre que le vote sur le Brexit, nous interpeller. On doit examiner ce résultat à tête reposée."

Ce vote indique, pour le député fédéral, un rejet d’un système et d’une élite politiques, auquel il faut être attentif en Belgique et en Europe. "Nous devons repenser le projet politique belge et européen pour répondre à ce signal", ajoute-t-il.

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle américaine ne sont pas encore connus mais Donald Trump semble en bonne voie de l’emporter. Le candidat républicain n’a en effet plus besoin que de 25 grands électeurs sur les 270 requis pour être élu président des Etats-Unis.



Modou Guèye n’oubliera pas de sitôt. Passé le bonheur de la naissance de son premier (...)

Lire l'article →

La pêche a contribué en 2015 pour 20, 8 pour cent à l’équilibre de la balance commerciale (...)

Lire l'article →

Le gouvernement a décidé de freiner la prolifération des essenceries dans la capitale. (...)

Lire l'article →

La forte affluence au niveau des commissions mises en place pour l’obtention de la (...)

Lire l'article →

Le footballeur professionnel, Cherif Ousmane Sarr, réclame 444 millions au marabout (...)

Lire l'article →

Le président Macky Sall a magnifié lundi à Yaoundé l’excellence des relations entre le (...)

Lire l'article →

L’absence de magasins de stockage et de camions frigorifiques fait perdre au secteur (...)

Lire l'article →

La Fédération nationale des cadres libéraux, après avoir réaffirmé hier sa confiance en (...)

Lire l'article →

Le prix au producteur du kilogramme d’arachide va connaître une hausse de 10 F CFA, en (...)

Lire l'article →

Avant de passer devant le juge, le 1er décembre prochain, pour répondre de l’accusation (...)

Lire l'article →

Le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, estime que la police et la gendarmerie (...)

Lire l'article →

Un conseiller municipal impliqué dans une affaire de braquage ? Aussi surprenant que (...)

Lire l'article →