logo
 

LETTRE OUVERTE A M. MACKY SALL, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

03/12/2016

Monsieur le Président,
Où en est l’étude sur les salaires dans la fonction publique, après les récriminations des bailleurs de fonds, au premier rang desquels la Banque Mondiale, tellement il y aune disparité énorme entre les rémunérations de ses différents corps ?
Je ne le répéterai jamais assez. Allez au ministère des finances :
Un caissier fraichement recruté qui n’a même pas bouclé un an de service y perçoit, en plus de son salaire de fonctionnaire, 1 000 000 Francs Cfa chaque trimestre, en guise de fonds communs. Je ne vous parle même pas des ristournes et autres avantages liés à son "poste de caissier".
Le chauffeur quant à lui, qui n’a aussi « que » son permis de conduire, en plus de son salaire reçoit le même montant en fonds communs.
Aux impôts et domaines, l’agent sans compétences particulières y gagne au moins entre 1,5 et 2 millions en fonds communs chaque trimestre !
Allez à la douane, itou !
A la justice aussi. Pour ce dernier cas, un texte réglementaire interdit d’ailleurs aux professeurs d’une certaine hiérarchie de se présenter au concours de recrutement des greffiers !
Aujourd’hui la réalité des salaires de la fonction publique nationale, fait paraitre que 70% de la masse salariale sont répartis entre les catégories de fonctionnaires cités ci-dessus.
L’Éducation ne représente que la portion congrue. Donc, Monsieur le Président, que l’on veuille bien cesser de nous opposer l’argument du nombre pour nous maintenir dans l’indigence, sous le prétexte largement galvaudé que "qui épouse l’enseignement, épouse la pauvreté" !

Les fonds communs et autres avantages de ces catégories de fonctionnaires ne tardent pas. Ils ne tardent jamais. Ils arrivent ponctuellement.
Ces caissiers chauffeurs et autres agents administratifs cités ci-dessus ont tous des revenus mensuels supérieurs à celui d’un professeur d’enseignement secondaire de la hiérarchie A1, le plus élevé corps de la fonction publique. En effet, ce professeur n’atteindra ce niveau de revenu mensuel qu’au terme de sa carrière, à quelques encablures de la retraite. Alors, je vous laisse imaginer, Monsieur le Président l’abyme qu’il a entre ce professeur et un fonctionnaire de la même hiérarchie dans les corps dont je vous ai cité seulement les postes subalternes. Et, pourtant, vous n’avez jamais entendu un enseignant aller en grève pour exiger d’être aligné à leur niveau de rémunération.
Ils n’ont même pas besoin de leurs avancements, qui représentent leurs fonds d’épargne complémentaire retraite, car ils ne les perçoivent que quand ils vont à la retraite.
L’enseignant a quant à lui, Monsieur le Président, vitalement besoin d’être intégré le plus tôt possible, après des années de sacrifices comme contractuel d’abord, durant lesquelles, il aura allié études et formation à la pratique quotidienne de son métier, pour décrocher son diplôme professionnel, enfin. Il a autant besoin de ses avancements : en effet, son salaire n’augmente que quand il a un avancement, ou quand il fait un enfant !

POURQUOI EST-IL NORMAL AUX YEUX DE L’ÉTAT QU’IL RESTE ALORS EN MOYENNE HUIT ANS SANS AVANCER ? ET QU’ON LUI TEMOIGNE AUTANT DE MEPRIS ET DE DETESTATION PROFONDE EN ENVOYANT LA POLICE L’HUMILIER MEME DANS SA CLASSE DEVANT SES ELEVES ?

Serigne Mbaye THIAM ne sait malheureusement pas qu’en faisant cela, c’est vous, Monsieur le Président de la République qu’il humilie : l’enseignant en classe représente en effet le Président de la République, et s’acquitte en son nom de son devoir de satisfaire le droit à l’Éducation de chaque citoyen en âge d’être scolarisé !
Monsieur Thiam est compétent ailleurs, on le lui reconnait s’il y tient. Mais c’est un ignare dans le secteur que vous lui avez confié, et chaque jour qui passe il s’enfonce, et enfonce notre Éducation.
Les enseignants n’exigent que la mise en œuvre des conclusions issues des assises de l’Education, le respect des accords signés avec votre gouvernement, et l’application des engagements que vous aviez pris, en les recevant lors d’un historique petit déjeuner.

Monsieur le Président,

Le management public suppose une réelle capacité d’adaptation reposant sur un leadership transformationnel avisé. Le management participatif exige une interaction avec toute son équipe et les parties prenantes impliquées dans la bonne marche de son secteur pour réussir sa mission. ! Serigne Mbaye THAIM en est incapable.
Toute la communauté éducative vous supplie de le changer sinon ce sera un effondrement du système éducatif qui sanctionnera son passage en ces lieux !
Et vous en serez l’unique responsable, Monsieur le Président.

Cissé Kane NDAO
Président de l’A.DE.R



La Fédération nationale des cadres libéraux, après avoir réaffirmé hier sa confiance en (...)

Lire l'article →

Le prix au producteur du kilogramme d’arachide va connaître une hausse de 10 F CFA, en (...)

Lire l'article →

Avant de passer devant le juge, le 1er décembre prochain, pour répondre de l’accusation (...)

Lire l'article →

Le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, estime que la police et la gendarmerie (...)

Lire l'article →

Un conseiller municipal impliqué dans une affaire de braquage ? Aussi surprenant que (...)

Lire l'article →

Le député Moustapha Cissé Lô recommande une commission d’enquête parlementaire « pour (...)

Lire l'article →

La Tunisie, candidate à l’organisation du prochain sommet de la Francophonie en 2018, (...)

Lire l'article →

Les éleveurs du Sénégal avaient pris l’engagement de payer la caution de Macky Sall pour (...)

Lire l'article →

Le débat sur le franc Cfa et la nécessité de création d’une monnaie sous régionale propre, (...)

Lire l'article →

En Côte d’Ivoire, quinze jours après sa suspension le procès de Simone Gbagbo va (...)

Lire l'article →

Un conseil interministériel sur le démarrage de la campagne de commercialisation de (...)

Lire l'article →

C’est l’un des thèmes clés du sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Madagascar : « (...)

Lire l'article →