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La secte islamiste Boko Haram a un nouveau leader

23/07/2017

Qu’est-il advenu de l’"imam fanatique" Abubakar Shekau qui dirigeait Boko Haram depuis 2009 ? L’EI a désigné un nouveau chef à la tête de la secte jihadiste qui lui a prêté allégeance en mars 2015 et qui sème la terreur au Nigeria.

Boko Haram, le groupe jihadiste qui sème la terreur au Nigeria et qui a prêté allégeance à l’organisation État islamique (EI), aurait un nouveau chef, selon l’une des publications utilisées par l’EI pour diffuser sa propagande. Une information qui relance les spéculations sur la disparition de l’insaisissable chef du mouvement Abubakar Shekau.

Plusieurs fois donné pour mort, ce dernier avait pris la tête de la secte islamiste en 2009, après l’exécution de son fondateur Mohammed Yusuf par les forces de l’ordre. Réputé radical et très violent, l’homme, qui est coutumier de déclarations médiatiques fracassantes et qui apparaît toujours en treillis militaire, une kalachnikov en bandoulière ou à la main, a fait de Boko Haram l’une des rébellions les plus violentes de la planète.

Radicalisé sous ses ordres, le groupe terroriste – et sa répression par les forces de l’ordre – ont fait au moins 20 000 morts et 2,6 millions de réfugiés dans le nord-est du Nigeria et les régions frontalières des pays voisins, autour du lac Tchad.

Remplacé par le dénommé Al-Barnaoui ?

Mais dans une publication de l’EI, datée du mardi 2 août, apparaît un entretien avec cheikh Abou Mosab al-Barnaoui, présenté comme "Wali (chef) sur l’Afrique de l’Ouest". Or jusqu’à présent, même si le groupe jihadiste nigérian apparaît divisé, Abubakar Shekau n’a jamais été officiellement démis de ses fonctions de leader. Et dans son entretien, Al-Barnaoui ne fait aucune référence claire au sort du chef reconnu du mouvement jihadiste.

Al-Barnaoui est apparu à plusieurs reprises dans des vidéos relatant les attaques du groupe, ce qui lui valait d’être considéré comme le porte-parole de Boko Haram par les experts, ce qu’a toujours réfuté Shekau lui-même, affirmant "qu’il n’y a qu’un seul porte-parole", Abou Zinnira.

"Il (Barnaoui) est très expressif et précis sur l’organisation et sur ses objectifs", analyse Kyle Shideler du Center for Security Policy, basé à Washington. "Si Shekau est toujours vivant, cela montre que l’EI veut le remplacer" par Barnaoui.

Un mouvement divisé et affaibli

Les spéculations sur la disparition de Shekau sont monnaie courante. L’armée nigériane a prétendu plusieurs fois l’avoir tué. Sa dernière apparition date de mars, où il paraissait affaibli dans une vidéo postée sur YouTube et déclarait : "Pour ‘moi’ la fin est venue".

Selon des sources locales proches de la mouvance jihadiste, Shekau était alors blessé à l’estomac. Il n’y a eu depuis aucune autre preuve de vie, ce qui laissait penser que le chef était soit dans l’incapacité de commander, soit mort.

Un expert nigérian proche de la mouvance islamiste, contacté par l’AFP mais qui souhaite rester anonyme, reste convaincu que Shekau est "toujours vivant".

Il est "possible" qu’Al-Barnaoui ait pris la succession de Shekau à la tête Boko Haram, explique Yan St-Pierre, spécialiste des questions du jihadisme pour le Modern Security Consulting Group. Sous le leadership de Shekau, "Boko Haram a perdu son prestige et est devenu difficile à contrôler. Aujourd’hui, Boko Haram est divisé en plusieurs petits groupes", certains proches de l’EI, d’autres d’Ansaru et de la mouvance d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi).

Avec cet entretien, en suggérant eux-mêmes un nouveau leader, l’EI fait un nouveau pas en direction de Boko Haram, de plus en plus divisé et affaibli par les offensives de l’armée dans ses fiefs du nord-est.

Le mouvement, qui réclame l’instauration d’un État islamique dans le nord du Nigeria, avait atteint le faîte de sa puissance en 2014, en proclamant un "califat" dans le nord-est, et en perpétrant le kidnapping massif de plus de 200 lycéennes, un acte qui avait suscité une réprobation internationale.

La semaine dernière, la force armée régionale anti-Boko Haram a repris le contrôle de Damasak, ville stratégique à la frontière du Niger, où les jihadistes avaient tué plus de 200 personnes et kidnappé des centaines d’enfants il y a deux ans.

Avec AFP



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