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Visite d’Etat
La recette de Macky contre la malédiction du pétrole

23/09/2017

Pour protéger son pays de la malédiction du pétrole, le Président Macky Sall mise sur la bénédiction des experts avant toute exploitation de la ressource. Elles devront donc ronger leurs freins, les compagnies qui espéraient pouvoir très vite mettre sur le marché le premier baril « Made in Sénégal ».
Macky Sall jure ne pas être pressé. Sur le terrain gluant et glissant du pétrole, il déclare chercher d’abord de bons appuis avant de prendre une direction et d’imposer une cadence. « Malgré tout le bruit, le Sénégal n’a pas encore décidé d’exploiter (son pétrole). Nous devons nous entourer de toutes les garanties avant d’engager quelque politique que ce soit », a tempéré le chef de l’État hier, jeudi 22 décembre, lors de son passage à l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen), dernière étape de sa visite d’État de quatre jours en France.
Sans doute guidé par cette prudence et animé du besoin de comprendre la matière, le chef de l’État a suivi, pendant près d’une heure, les exposés de différents spécialistes de l’industrie des hydrocarbures mondiale. Il était tout ouïe. Au fil des interventions, il ne cessait d’opiner de la tête, de multiplier les « absolument », en tirant sur la première syllabe, et de prendre des notes.
L’étape de l’Ifpen avait certes une grande portée affective. Le chef de l’État y a suivi une partie de ses études. Un de ses anciens professeurs, « très jeune à l’époque », était dans la salle. Il n’a pas beaucoup changé sauf que, remarque son ancien élève devenu président de la République, il a maintenant une petite barbe et des cheveux blancs.
Autre symbole fort : était également présente, la personne qui a payé ses études dans cet établissement qui s’appelait à ce moment-là Institut français du pétrole (Ifp). Il s’agit d’Ousmane Ndiaye, qui était à l’époque directeur général de Petrosen et que le président de la République vient d’installer à la tête du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz).

« Qu’allons-nous faire ? »

Malgré tout, le passage du chef de l’État à l’Ifpen était une occasion de parler affaires. Comme pour une séance d’audition de candidats à un concours, différents dirigeants de multinationales du secteur des hydrocarbures ont défilé devant Macky Sall pour proposer leurs services. Insistant sur leurs références internationales et leurs expériences en Afrique.
L’ancienne école du président sénégalais n’a pas été en reste. Son président actuel : « Le groupe Ifpen sera très heureux de contribuer au développement de votre industrie des hydrocarbures et met à la disposition du Sénégal son expertise, ses technologies, sa capacité de formation, en particulier dans le cadre de la création de l’Institut national du pétrole de et du gaz du Sénégal. »
Le chef de l’État n’en demandait pas moins. Il dit : « Nos pays ont besoin, dans cette phase initiale de découverte, d’être conseillés au-delà de ce qu’ils faisaient, au-delà des pouvoirs régaliens des ministères. Au niveau global et stratégique, qu’allons-nous faire dans ce nouvel environnement ? »
Macky Sall ajoute : « Nous allons recevoir plusieurs rapports de ces compagnies qui disposent de méga compétences, de cabinets d’avocats ; il nous faut des compétences, il nous faut de l’expertise. Donc dans la planification, nous avons besoin d’un cadre de réflexion qui va s’appuyer sur une expertise. Il faut, justement, analyser ce que les compagnies vont nous donner en retour pour voir si les données sont exactes et quels mécanismes privilégier pour exploiter nos ressources, etc. ».
Dans ce sens, le Sénégal pourra peut-être à l’avenir compter sur Aline Fatou Dango Tamba, la seule étudiante sénégalaise de l’Ifpen en ce moment. Elle était la coqueluche des autorités sénégalaises lors de la visite de Macky Sall dans son établissement.
Le président sénégalais, en prenant place dans la salle, lui a fait un petit coucou avec un grand sourire. Le ministre de l’Énergie, Thierno Alassane Sall, était aux petits soins, multipliant les petites attentions. Le président du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar), Serigne Mboup, invitait les journalistes à l’interroger. Un exercice auquel s’est pliée volontiers la demoiselle. Ingénieur en herbe. Une mine pour le Sénégal. La future présidente de la République ?



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