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Dialogue politique annoncé par Aly Ngouille Ndiaye
La libération de Khalifa fait-elle partie des « termes de références » ?

13/12/2017

La nomination de Aly Ngouille Ndiaye en remplacement de Abdoulaye Daouda Diallo est-il un jalon dans le cadre d’une entente secrète passée entre le pouvoir et une partie de l’opposition, à savoir le Pds et ses satellites, comme ce fut le cas en 2016 quand on lançait en grande pompe le dialogue politique qui finit en eau de boudin ? En clair, le consensus esquissé ce matin par le ministre de l’Intérieur, dans l’entendement de Manko Taxawu Senegaal, postule avant tout la libération de Khalifa Sall. Sinon, ce banquet crypto-libéral ne concernerait que Wattu, réunie autour de Wade. Celui-ci, ainsi que l’a insinué Jean Paul Dias, semble, à la lumière des actes qu’il pose, ne pas réserver trop d’importance au sort du maire de Dakar, par ailleurs concurrent de son fils relativement au contrôle du leadership dans l’opposition.

Le départ de Abdoulaye Daouda Diallo a toujours été posé, par les adversaires du chef de l’Etat, comme pré-condition à toute discussion sérieuse avec le pouvoir. Finalement, le Président Macky Sall, qui a lancé un appel au dialogue le jour de la Tabaski, a, à la faveur du dernier remaniement ministériel, procédé à un jugement de Salomon : certes M. Diallo n’est plus ministre de l’Intérieur, mais son remplaçant est un responsable, de premier plan, du parti au pouvoir. Ce dernier, apparemment moins récusé par le Pds que son prédécesseur, profitant de la cérémonie de passation de service qui a eu lieu ce matin, annonce qu’il va, « dans les plus brefs délais », invité « tous les acteurs impliqués dans les questions électorales (partis politiques, société civile, etc.) à des discussions qui aboutiront à l’établissement des termes de références du dialogue politique indispensable dans une démocratie surtout celle qui a déjà produit plusieurs alternances démocratiques aussi bien au niveau local qu’au niveau national ».
On comprend que Aly Ngouille Ndiaye n’aurait pas parlé ainsi s’il n’avait pas recueilli, au préalable, la caution morale de son mentor qui, pas plus tard que la semaine passée, a, de nouveau, appelé Me Wade au dialogue et souhaité ne pas voir le leader sopiste siéger à l’Assemblée nationale. Un appel ciblé qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque Wade ne donnera pas aux inconditionnels de Khalifa Sall l’occasion de présider la séance inaugurale de la 13 législature en demandant la présence du maire de Dakar dans l’hémicycle.
Qu’à cela ne tienne ! Les points de revendication les plus saillants de l’opposition, relativement à la pacification du champ politique, ne porte pas que sur des questions purement électorales. Il est aussi demandé la libération de Khalifa Sall par de larges franges de ladite opposition réunie dans Manko Taxawu Senegaal. En fait, les partisans et alliés du maire de Dakar ont toujours considéré que celui-ci est victime d’une instrumentalisation politique de la justice aux fins d’écarter de la course un sérieux prétendant à la prochaine présidentielle.
A rebours, du côté du Parti démocratique sénégalais, on semble entretenir le mystère sur le cas Karim Wade, qui, malgré son statut de candidat du Pds à la prochaine présidentielle, n’a pu participer aux dernières législatives. Qui plus est, son retour, plusieurs fois différé, n’alimente plus le débat au Pds.
A cet égard, Omar Sarr, postérieurement à l’appel au dialogue du chef de l’Etat, avait posé des préalables sans s’appesantir sur le sort de l’ex-chef de file de la Génération du Concret.
Toutes choses qui font qu’il y a un procès en suspicion légitime sur les motivations réelles du pouvoir à vouloir dialoguer avec toute l’opposition.
En définitive, on risque d’assister au scénario de 2016 quand le « Dialogue politique », boycotté par une bonne partie de l’opposition, ouvert le 28 mai de cette année-là, avait servi d’écran de fumée pour, selon de nombreux observateurs de la scène politique sénégalaise, préparer la libération de Karim Wade.
En définitive, le Pds et l’Apr doivent éclaircir la lanterne des Sénégalais sur les dessous de l’exil de Wade-fils au Qatar. Cela, d’autant plus que les révélations à ce sujet, non encore démenties et portées aussi bien par Idrissa Seck, le principal théoricien du Protocole de Doha et Jeune Afrique, indiquent qu’au sein de l’opposition sénégalaise, on ne partage pas le même agenda vis-à-vis du pouvoir.



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