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Presidentielle gambienne du 02 décembre 2016
L’opposition sur la ligne de départ

24/05/2017

Le paysage politique gambien est en ébullition, depuis quelques semaines, avec l’irruption de nouvelles figures de l’opposition. Des leaders politiques qui se déclarent déjà candidats à la prochaine présidentielle prévue le 02 décembre prochain, avec l’espoir de mettre fin à 22 ans de règne sans partage du Président Jammeh, lui aussi partant pour un quatrième mandat.

Parmi eux, Mama Kandeh, un ancien député du camp de Yahya Jammeh, devenu la nouvelle étoile montante de l’opposition. Il draine des foules monstres, depuis le lancement du GDC, son nouveau parti, et séduit jusque dans les rangs du parti présidentiel (APRC). Mais les choses se sont accélérées à Banjul, ces derniers jours. L’UDP, le principal parti de l’opposition à Yahya Jammeh qui s’est finalement ressaisi pour se restructurer, après avoir été décimé par l’emprisonnent de son directoire politique et celui de son leader Ousainou Darboe, ainsi que la démobilisation causée par les décès de Solo Sandeng et d’Ebrima Krumah, a désigné l’un de ses rares cadres encore en liberté, en la personne de son trésorier adjoint Adama Barrow, candidat à la présidentielle de décembre.

Mais la grosse surprise, c’est l’annonce vendredi dernier de la candidature du Dr Touray Isatou Touray comme première femme à briguer le fauteuil présidentiel en Gambie. Activiste et militante des droits de la femme, elle est fondatrice de l’ONG GAMCOTRAP qui se bat contre les pratiques traditionnelles dégradantes infligées aux femmes, notamment, les mutilations génitales féminines. Avant Dr Touray, l’avocat Henry Joof, un ancien patron du barreau gambien, s’est lui aussi déclaré candidat sous une bannière indépendante.

Si les gambiens restent divisés sur l’opportunité d’aller à une présidentielle dont les règles du jeu ont, de bout en bout, été taillées sur mesure, écrites, puis imposées par Yahya Jammeh, la tendance est que l’échéance de décembre pourrait marquer un tournant dans la stratégie de l’opposition à contrer le règne sans partage du natif de Kanilai. Il reste cependant que les nouveaux leaders politiques auront fort à faire pour mettre fin au sentiment de méfiance qui anime les anciens partis de l’opposition dont le PDOIS de Halifa Sallah, le PPP d’Omar Jallow ou le NRP de Hamat Bah.

En attendant, les adversaires politiques du président Gambien sont unanimes à dire qu’il est encore prématuré de désigner un candidat unique de l’opposition. La raison est qu’il faut éviter d’en faire une cible facilement présentée à Yahya Jammeh sur un plateau d’argent. Le risque est en effet que le leader gambien ait suffisamment de temps pour lui préparer un coup fourré et qu’il attende la dernière heure pour l’arrêter ou invalider sa candidature.

Mame Talla Diaw



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