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L’ONU dénonce un "usage excessif de la force" au Venezuela

16/08/2017

L’ONU a dénoncé mardi "un usage excessif de la force" au Venezuela et accusé les forces de sécurité et les milices progouvernementales d’être responsables de la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux.

"Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants", a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al Hussein, dans un communiqué. "Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture", a-t-il ajouté.

Les autorités vénézuéliennes ayant refusé l’accès au pays aux enquêteurs de l’ONU, M. Zeid a chargé une équipe de spécialistes des droits de l’homme d’interviewer à distance quelque 135 victimes et leurs familles, ainsi que des témoins, des journalistes, des avocats, des médecins, et des membres du Bureau de la procureure générale.

"Au 31 juillet, le Bureau de la procureure générale enquêtait sur 124 décès dans le cadre des manifestations. D’après l’analyse de l’équipe des droits de l’homme des Nations Unies, les forces de l’ordre seraient responsables d’au moins 46 de ces décès, tandis que 27 autres seraient imputés à des groupes armés progouvernementaux, dénommés +colectivos+ armés (qui) circulent à moto, en brandissant des armes à feu", a précisé le communiqué.

A propos du nombre de personnes détenues, aucun chiffre officiel n’a été publié, mais "des estimations fiables suggèrent qu’entre le 1er avril, date à laquelle ont commencé les manifestations de masse, et le 31 juillet, plus de 5.051 personnes ont été placées en détention arbitraire", poursuit le Haut-Commissariat. Plus de 1.000 personnes seraient encore en détention.

Plusieurs rapports crédibles font état de "traitements cruels, inhumains ou dégradants à l’encontre de ces détenus par les forces de l’ordre, s’apparentant dans certains cas à des actes de torture", indique le communiqué, qui dénonce le recours aux décharges électriques, à des pratiques de suspension par les poignets pendant de longues périodes, à l’asphyxie par le gaz, et à des menaces de mort, voire des menaces de violence sexuelle, à l’encontre des détenus ou de leurs familles.

"Ces violations se produisent alors même que s’effondre l’État de droit au Venezuela, dans un climat d’attaques constantes du gouvernement contre l’Assemblée nationale et la procureure générale", a dénoncé M. Zeid. "Les responsables gouvernementaux les plus haut placés sont responsables des violations des droits enregistrées par nos services", a-t-il affirmé.

Le Haut-Commissaire a exhorté les autorités de Caracas à "stopper sans délai tout recours excessif à la force contre les manifestants, à mettre un terme aux détentions arbitraires et à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement".

"Je demande à toutes les parties de rechercher une solution à l’exacerbation rapide des tensions dans le pays, de renoncer à la violence et de prendre les mesures nécessaires à un véritable dialogue politique", a déclaré M. Zeid.

Auteur : AFP L’ONU a dénoncé mardi "un usage excessif de la force" au Venezuela et accusé les forces de sécurité et les milices progouvernementales d’être responsables de la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux.

"Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants", a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al Hussein, dans un communiqué. "Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture", a-t-il ajouté.

Les autorités vénézuéliennes ayant refusé l’accès au pays aux enquêteurs de l’ONU, M. Zeid a chargé une équipe de spécialistes des droits de l’homme d’interviewer à distance quelque 135 victimes et leurs familles, ainsi que des témoins, des journalistes, des avocats, des médecins, et des membres du Bureau de la procureure générale.

"Au 31 juillet, le Bureau de la procureure générale enquêtait sur 124 décès dans le cadre des manifestations. D’après l’analyse de l’équipe des droits de l’homme des Nations Unies, les forces de l’ordre seraient responsables d’au moins 46 de ces décès, tandis que 27 autres seraient imputés à des groupes armés progouvernementaux, dénommés +colectivos+ armés (qui) circulent à moto, en brandissant des armes à feu", a précisé le communiqué.

A propos du nombre de personnes détenues, aucun chiffre officiel n’a été publié, mais "des estimations fiables suggèrent qu’entre le 1er avril, date à laquelle ont commencé les manifestations de masse, et le 31 juillet, plus de 5.051 personnes ont été placées en détention arbitraire", poursuit le Haut-Commissariat. Plus de 1.000 personnes seraient encore en détention.

Plusieurs rapports crédibles font état de "traitements cruels, inhumains ou dégradants à l’encontre de ces détenus par les forces de l’ordre, s’apparentant dans certains cas à des actes de torture", indique le communiqué, qui dénonce le recours aux décharges électriques, à des pratiques de suspension par les poignets pendant de longues périodes, à l’asphyxie par le gaz, et à des menaces de mort, voire des menaces de violence sexuelle, à l’encontre des détenus ou de leurs familles.

"Ces violations se produisent alors même que s’effondre l’État de droit au Venezuela, dans un climat d’attaques constantes du gouvernement contre l’Assemblée nationale et la procureure générale", a dénoncé M. Zeid. "Les responsables gouvernementaux les plus haut placés sont responsables des violations des droits enregistrées par nos services", a-t-il affirmé.

Le Haut-Commissaire a exhorté les autorités de Caracas à "stopper sans délai tout recours excessif à la force contre les manifestants, à mettre un terme aux détentions arbitraires et à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement".

"Je demande à toutes les parties de rechercher une solution à l’exacerbation rapide des tensions dans le pays, de renoncer à la violence et de prendre les mesures nécessaires à un véritable dialogue politique", a déclaré M. Zeid.

Auteur : AFP



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