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Financements des listes
L’omerta autour des budgets

16/08/2017

La problématique continue de tarauder les esprits. Surtout dans le contexte sensible du terrorisme et de son corollaire qu’est le blanchiment d’argent. Il s’agit des moyens de fonctionnement des organisations sociales (ong, structures caritatives, partis politiques…). La campagne des législatives étant un moment de dépenses par excellence, Seneweb a cru devoir s’intéresser à ce sujet de la plus haute importance mais… tabou.

"Aucun montant" à Benno

Comment les partis politiques et coalitions financent-ils leurs activités dans le cadre des législatives ? Où puisent-ils les ressources financières pour battre convenablement campagne ? D’aucuns continuent de se poser, sans réponse claire, de telles questions.

Vice-présidente des femmes de la coalition Benno Bokk Yaakaar et Présidente de l’Union pour le développement du Sénégal/Authentique (Uds/A), Adji Mbergane Kanouté de marteler d’emblée : "Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’argent pour battre campagne, car notre bilan est positif. Tous les partis politiques mettront la main à la poche pour participer globalement à la campagne qui est celle de Bby. À ce jour, aucun montant n’a été fixé ni déterminé comme contribution des partis au sein de Bby. Je pense que Macky Sall a confiance aux leaders qui sont avec lui. Nous ne sommes pas des leaders qui attendent qu’on leur fixe des montants. Le combat est celui de nous tous. Les partis seront sur le terrain avec leurs moyens. Maintenant, si le Président accompagne financièrement les partis c’est tant mieux."

Mais, s’empresse-t-elle de rappeler, "à la dernière conférence des leaders de Benno, quand le chef de l’État a été interpellé dans ce sens, il avait carrément dit qu’il ne comptait pas donner l’argent du contribuable sénégalais aux partis politiques pour qu’ils puissent battre campagne". Seule personne investie au niveau de l’Uds/A, elle soutient que ce parti qu’elle préside va fonctionner avec ses propres moyens.

Il dit : "C’est un parti constitué de beaucoup de cadres. Chacun donne sa contribution, aussi modeste qu’elle soit. Les montants collectés nous permettent de mener nos activités dans le cadre de la massification du parti. Chaque militant participe selon ses moyens. Les sommes obtenues nous permettent de mener à bien nos activités politiques. Pour les militants qui travaillent, notamment les cadres, ils ont des montants fixes à donner comme contribution. En plus de cela, il y a la vente des cartes d’adhésion. Les recettes et les montants collectés nous permettent de faire face à certaines dépenses."

"Mutualisation des forces" à Taxawu

Du côté de la coalition Mànkoo Taxawu Senegaal dirigée par Khalifa Sall et comprenant Initiative 2017, Rewmi d’Idrissa Seck, Hélène Tine, Penco de Moussa Tine, Bës Du Niak de Serigne Mansour Sy Djamil, Grand Parti de Malick Gakou, Fsd/Bj de Cheikh Bamba Dièye..., Cheikh Guèye, le maire de Derklé, signale qu’ils ont planché sur les financements avant l’ouverture de la campagne.

"Nous nous sommes dit que nous aimerions compter sur l’effort des militants et des responsables qui sont de la coalition, renseigne-t-il. Hormis les cotisations internes, par personne et organisations, nous sollicitons l’appui de chacun et de tous. C’est vraiment une solidarité. Il n’y a pas de montant fixé. Nous privilégions la concertation et le consensus. Toutes les questions font l’objet de discussions et d’échanges. Pour le financement de la campagne, un budget est déjà arrêté avec des montants précis. Chacun participera, selon ses possibilités et ses moyens, à la cagnotte pour mobiliser ce qu’il faut."

Joint au téléphone, Thierno Bocoum de Rewmi soutenait que "la question du financement de la campagne sera gérée grâce à une mutualisation des forces". Selon le poulain d’Idrissa Seck, "aucun sacrifice n’est de trop à Mànkoo Taxawu Senegaal pour réunir les fonds nécessaires afin de se battre sur le terrain pour que la coalition puisse gagner au soir du 30 juillet 2017". Thierno Bocoum d’enchaîner : "Il va y avoir forcément des cotisations. Chaque parti, chaque leader doit contribuer à travers un effort collectif et financier pour permettre à la coalition d’avoir les fonds nécessaires pour faire une campagne électorale convenable". En un mot, "tous les partis mettront la main à la poche".

"Une barre minimale" à Wattù Senegal

Au sein de la Coalition gagnante/Wattù Senegaal-composée de près de 29 organisations (Pds, Bokk-Gis Gis, Tekki, Aj/Pads de Mamadou Diop Decroix), Mps/Selal de Bamba Ndiaye, organisations syndicales, Société civile…)-, c’est aussi l’omerta. Mayoro Faye, membre du Pds, n’a pas voulu communiquer sur les financements. La seule personne habilitée à parler, au nom de cette coalition dirigée par Me Abdoulaye Wade, est Mamadou Lamine Diallo de Tekki. Membre de la commission des finances, nos tentatives pour le joindre ont, malheureusement, été vaines.

Mais, pour Moussa Diakhaté, porte-parole de la Convergence libérale et démocratique Bokk-Gis Gis, les cotisations sont de rigueur. Il révèle : "Chez nous, à la Coalition gagnante/Wattù Senegaal, chaque parti apporte une contribution. On fait la somme des contributions pour aller en campagne. À Bokk-Gis Gis, les recettes sont tirées de la vente des cartes et des cotisations des membres du Comité directeur. Nonobstant cela, Pape Diop, le président du parti, nous accompagne sur bien des choses. Donc, ce sont des cotisations par parti que nous rassemblons par rapport au budget qui a été proposé par les leaders."

Moussa Diakhaté de poursuivre : "Tous les membres contribuent. Le membre simple contribue en achetant la carte. Ceux qui sont dans les structures de cadres, les députés et autres participent conséquemment par rapport au reste des militants. C’est une contribution symbolique mensuelle pour tenir, au jour le jour, la comptabilité du parti. On fixe une barre minimale. Maintenant, il appartient aux uns et aux autres, selon leurs moyens, de soutenir le groupe. Les montants varient entre 5000 et 50000 Fcfa et même plus. Il y a aussi des bonnes volontés du parti qui nous accompagnent de manière périodique."

"Vente aux enchères" à Joyyanti

À l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, un parti membre de la Coalition Joyyanti, des informations relayées dans la presse faisaient état d’une obligation faite aux candidats de payer pour être investi. Iba Niang, membre de la cellule de communication, dégage en touche ces propos qui ne sont, selon lui, que le fruit d’une mauvaise interprétation.

"Vous savez, si on pose un acte, il peut y avoir plusieurs interprétations, lance-t-il. On n’a fait qu’appeler les gens à contribuer à l’effort de financement d’une caution. D’ailleurs, ce n’est pas simplement au niveau de la caution, mais aussi pour la marche de l’Act. L’esprit c’est que chacun puisse contribuer à la hauteur de ses possibilités au niveau de la marche du parti que l’on partage. Maintenant, quand on se trouve pour la constitution de la caution, il y a un montant qui correspond au niveau d’investiture. Certains peuvent l’interpréter comme étant ‘’acheter une place ou vente aux enchères’’. Mais, ce sont de fausses interprétations et pas notre réelle motivation. L’intention, ce n’était pas ça. Déjà, ce n’est pas qu’ils ont payé pour avoir des postes. C’est après avoir été investis qu’ils ont été sollicités pour une contribution."

Seneweb



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