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Une femme décède après s’être masturbée avec un vibromasseur
L’augmentation trop rapide de la pression...

27/07/2017

L’augmentation trop rapide de la pression artérielle consécutive à l’orgasme a provoqué une rupture d’anévrisme chez une jeune femme de 24 ans. Un cas clinique exceptionnel, survenu en 2012.

Décédée après s’être masturbée. C’est ce qui est arrivé à une jeune femme de 24 ans après s’être enfermée dans sa salle de bains pour s’adonner à un plaisir solitaire, en 2012, rapportent quatre ans plus tard des médecins-légistes allemands dans un article paru dans le très sérieux American Journal of Forensic Medicine and Pathology et relayé parSciences et Avenir. C’est son compagnon, inquiet de son absence, qui l’a découverte. Il a défoncé la porte de la salle de bains et a vu la jeune femme, qui avait vomi abondamment, à côté d’un vibromasseur.

Selon l’autopsie, la jeune femme a eu un orgasme, ce qui d’abord a provoqué une augmentation trop rapide de la pression artérielle, puis la rupture d’un anévrisme -une poche remplie de sang créée par la dilatation anormale d’une paroi d’une artère- et enfin une hémorragie méningée, soit l’arrivée massive de sang dans les méninges. Le sang s’est alors répandu dans des cavités cérébrales, ce qui a provoqué des nausées, des vomissements, mais aussi un "ramollissement cérébral" et un "oedème pulmonaire".

Un cas très rare
Pas d’inquiétude néanmoins, la masturbation ne tue pas (en général). Il s’agit là d’un cas clinique exceptionnel, explique le blog Réalités Biomédicales, de Sciences et Avenir. Les observations cliniques relatant des cas d’hémorragie méningée mortelle associée à une activité sexuelle sont très rares. "Nous n’avons retrouvé sur une période allant de 1985 à 2012 que deux cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne [hémorragie méningée, NDLR] dans notre registre exhaustif. Un cas concerne un homme décédé pendant l’acte sexuel, l’autre est celui de cette femme de 24 ans retrouvée morte dans sa salle de bain", explique le docteur Constantin Blanke-Roeser, de l’Institut de médecine légale de l’université de Hambourg, à Sciences et Avenir.

La victime ne savait pas qu’elle était porteuse d’un anévrisme cérébral, une anomalie vasculaire qui touche entre 2 et 5% de la population générale. Elle fumait quotidiennement une quarantaine de cigarettes -le tabagisme augmente le risque de rupture d’anévrisme- et consommait aussi de grandes quantités de sodas riches en caféine et en sucre. Elle ne buvait pas, ne prenait pas de médicaments et ne se droguait pas. Enfin, elle souffrait de céphalées d’allure migraineuse peu de temps avant sa mort, probablement en rapport avec son anévrisme cérébral, précisent les médecins allemands.



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