logo
 

JOURNEE L’ENFANT AFRICAIN : UN COUP D’ŒIL DANS LE RÉTROVISEUR.

02/12/2016

La Journée de l’Enfant Africain est commémorée chaque 16 juin par les Etats membres de l’Union Africaine et leurs partenaires.
Cette journée est l’occasion pour nous de faire une rétrospection dans le passé et revivre l’insurrection de 1976 à Soweto (Afrique du Sud), quand une protestation par des écoliers contre une scolarité inspirée par l’apartheid, a eu pour résultat le massacre de ces jeunes manifestants non armée.
Elle nous permet ensuite de nous imprégner du présent pour réfléchir sur les réalités vécues de nos jours par les enfants en Afrique ; imprégnation qui, quand elle est faite et bien faite, conduira ceux qui défendent les droits et bien-être des enfants à consolider leur efforts et de lever les obstacles à la réalisation des droits de l’enfant.
Pour cette édition 2016, le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien de l’Enfant (CAEDBE) a identifié et adopté le thème suivant : « Conflits et crises en Afrique ; protégeons les droits de tous les enfants ». Ce thème est venu à son heure ; en effet, au regard du contexte africain actuel ponctué par des conflits au Mali, en Libye, au Soudan, au Nigéria, au Niger il est plus qu’urgent d’attirer l’attention de tout citoyen sur la vulnérabilité des enfants, d’éveiller les consciences sur les mesures nécessaires et urgentes à prendre pour rétablir, protéger, conserver et défendre leurs droits.
Nous pouvons affirmer que les conflits en Afrique impactent sur un grand nombre d’enfants, faisant d’eux soit des éléments actifs (les enfants soldats) soit des éléments passifs (meurtres et des mutilations, violence sexuelles faites aux enfants). Mais en tout état de cause il convient de garder à l’esprit que dans l’un comme dans l’autre de ces cas, ces enfants sont victimes car la place d’un enfant n’est nullement de l’un ou de l’autre côté de la gâchette. Dans ces situations, de crise et de désordre leurs libertés sont profondément restreintes et leurs droits les plus fondamentaux sont violés, notamment le droit à la vie, le droit de vivre dans un milieu familial, le droit à la santé, le droit à la survie et au développement et le droit à l’éducation.
Si nous nous penchons sur le contexte sénégalais, nous pouvons relever un conflit vieux de plus de 30 ans en Casamance qui constitue un fait marquant de notre histoire. Outre ses effets dévastateurs d’une région d’antan prospère et riche en ressources, ce conflit comptabilise plusieurs centaines de victimes décédées ou amputées du fait des mines antipersonnel. Handicap international fait état de plus de 800 victimes de mines décomptées dont la majorité est composée de femmes et d’enfants. L’insécurité et la terreur régnant dans la zone ont occasionné d’importants mouvements migratoires. Ainsi des milliers de personnes se sont déplacés à l’intérieur du pays mais aussi en Gambie et en Guinée Bissau. L’Unicef estime à 231 le nombre de village abandonnés et à 60000 le nombre de personnes déplacées vers Ziguinchor, parmi lesquelles 5000 élèves et 200 enseignants. En dehors, des sévices corporels subis et du traumatisme vécu, la majeure partie de ces enfants ont quitté l’école car n’étant plus en phase avec le programme scolaire en cours. D’autres enfants orphelins pris en charge par des familles d’accueil, ou vivant dans des familles pauvres ont été confrontés à de sérieuses difficultés menaçant parfois même leur survie.
Cet exemple plus proche et plus connu démontre donc que les conflits et les crises mettent les enfants dans une situation de danger moral et les exposent au passage à l’acte délinquant favorisé par le contexte exceptionnel. Ils menacent leurs droits fondamentaux universellement reconnus jusqu’à leur racine. Raison pour laquelle il convient tout enfant actif ou passif dans un conflit comme étant une victime et lutter pour la réalisation pleine et entière de ses droits.

Vous conviendrez sans doute que le thème de cette année nous donne l’opportunité de communiquer d’avantage sur l’impact négatif causé par les conflits et crises et de porter un plaidoyer marquant pour la promotion et le respect des droits de l’enfant.

Amadou Lamine DIAKHATE
Educateur Spécialisé en service à l’AEMO de Diourbel.



La Fédération nationale des cadres libéraux, après avoir réaffirmé hier sa confiance en (...)

Lire l'article →

Le prix au producteur du kilogramme d’arachide va connaître une hausse de 10 F CFA, en (...)

Lire l'article →

Avant de passer devant le juge, le 1er décembre prochain, pour répondre de l’accusation (...)

Lire l'article →

Le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, estime que la police et la gendarmerie (...)

Lire l'article →

Un conseiller municipal impliqué dans une affaire de braquage ? Aussi surprenant que (...)

Lire l'article →

Le député Moustapha Cissé Lô recommande une commission d’enquête parlementaire « pour (...)

Lire l'article →

La Tunisie, candidate à l’organisation du prochain sommet de la Francophonie en 2018, (...)

Lire l'article →

Les éleveurs du Sénégal avaient pris l’engagement de payer la caution de Macky Sall pour (...)

Lire l'article →

Le débat sur le franc Cfa et la nécessité de création d’une monnaie sous régionale propre, (...)

Lire l'article →

En Côte d’Ivoire, quinze jours après sa suspension le procès de Simone Gbagbo va (...)

Lire l'article →

Un conseil interministériel sur le démarrage de la campagne de commercialisation de (...)

Lire l'article →

C’est l’un des thèmes clés du sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Madagascar : « (...)

Lire l'article →