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DEUXIEME SESSION DES CHAMBRES CRIMINELLES DE DAKAR

06/12/2016

Gnombé Ngingue : Le 25 mai 2011, les éléments du commissariat du Point E ont reçu un appel venant d’une personne qui préfère garder l’anonymat. L’appelant a informé aux limiers qu’un individu se trouvant dans un jardin public sis à la zone A s’adonnait à un trafic de chanvre indien. Un transport effectué sur les lieux a permis aux policiers d’appréhender le mis en cause avec 2 kg de chanvre indien. Interrogé, il a soutenu avoir dérobé la drogue la veille lors d’une soirée dansante au cercle messe des officiers. C’est un jeune garçon qui l’a dissimulé dans les fleurs du jardin public et je l’ai dérobé pour le commercialiser. Devant le juge d’instruction, il a battu en brèche ses déclarations arguant qu’au moment de son arrestation, il était en train de praiter ses moutons. Lorsqu’un de ses moutons voulait avaler le sachet il s’est approcher pour le lui ôter. L’accusé a nié les faits à lui reprocher, hier matin, à la barre de la chambre criminelle. A l’en croire, il n’est pas un trafiquant de chanvre indien. La seule fois qu’il a été en contact avec ledit sachet c’est lorsqu’il s’est approché pour l’ôter à son mouton. Au moment de son arrestation, l’accusé avait par devers lui un billet de 10.000 francs.

Procureur
La réalité est que l’accusé est un véritable trafiquant de chanvre indien. La réalité des faits c’est qu’il a été dénoncé par les riverains. Je dois vous dire que l’accusé a eu à comparaître 3 fois devant la barre d’un tribunal pour, entre autes, usage de chanvre indien, CBV avec violence. Pour revenir au dossier, l’accusé a nié les faits en soutenant que les propos qui sont mentionnés dans le PV lui ont été colés par les enquêteurs. Cependant, je ne doute pas de la culpabilité du prévenu. Les faits étant constants, je vous demande de le condamner à 13 ans de travaux forcés.

Défense
Dans cette affaire, on est allé trop vite en besogne parce qu’on a trouvé un sachet dans les lieux où l’accusé a été arrêté. Cependant, je dois vous dire que mon client vous a clairement dit qu’il voulait ôter le sachet à un de ses moutons qui voulait l’avaler. Il ignorait même ce qui se trouvait dans le sachet. Il n’y a aucune preuve pour entrer en voie de condamnation dans cette affaire. C’est la raison pour laquelle je vous demande de l’acquitter ne serait ce qu’au bénéfice du doute. A titre subsidiaire de réqualifier les faits ene détention simple et de lui faire une application bienveillante de la loi le délibéré sera vidé a la fin de l’audience

Ngonesaliou Diop



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