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DÉTENUS DE GUANTANAMO – MANKEUR NDIAYE REMET LES POINTS SUR LES « I »

06/12/2016

L’affaire des deux détenus de Guantamo accueillis au Sunugaal alimente un débat passionné. Ce qui a fait sortir le ministre des Affaires étrangères de sa réserve pour s’expliquer sur la question. Selon Mankeur Ndiaye, « il y a trop de confusions et d’amalgames dans ce pays où l’on s’échine à inventer, à travestir et à pervertir le sens et la portée de décisions de haute portée diplomatique et humanitaire. On politise les choses les plus sérieuses pour des motivations inavouées. C’est très grave et très dangereux pour la vie politique nationale, la stabilité et la sécurité des Institutions ». Visiblement énervé par la tournure du débat, Mankeur Ndiaye assène : « N’importe qui se permet de parler de n’importe quoi. On a entendu des commentaires des plus ridicules aux plus saugrenus. Comment un gouvernement dont l’engagement dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent – et certains thuriféraires ont dit d’ailleurs qu’on en fait un peu trop – donc, comment un tel gouvernement peut-il se permettre d »importer’ des terroristes et de porter atteinte à la sécurité et à la tranquillité de ses citoyens ? Et à quelles fins ? ».

Le ministre rappelle que « depuis plus d’une année, (SMS) a été sollicité par le Président Barack Obama pour favoriser la réinstallation humanitaire d’anciens détenus incarcérés à Guantanamo depuis 2002 sans jugement, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Avec le (Sunugaal), ce sont 27 pays dans le monde qui ont fait ce geste humanitaire ». Il cite, entre autres, le Maroc, les Emirats Arabes Unis, le Kazakhstan, la Bosnie- Herzégovine, Oman qui sont tous des Etats membres de l’Organisation de la Coopération(OCI), la France, le Ghana, le Cap Vert, le Canada, la Slovaquie, etc. « Par ce geste humanitaire, le (Sunugaal) contribue ainsi à la mise en oeuvre de la décision de fermeture de cette prison. Il s’est agi de répondre à une sollicitation d’ex-détenus africains et musulmans qui ont souhaité se réinstaller au (Sunugaal) après leur élargissement. Leur cas a fait l’objet d’une minutieuse et approfondie étude par un Comité d’examen périodique créé par les Autorités américaines qui a finalement abouti à la conclusion qu’il n’y avait pas de raison de les garder en prison », dit-il.

Il rappelle qu’ »aucune charge n’est retenue contre eux après 14 longues années de détention. Le (Sunugaal) s’est entouré de toutes les garanties car il a fallu attendre plus d’une année avant de marquer notre accord, suite à des visites in situ et autres assurances vérifiées. Nous sommes un gouvernement responsable et sérieux composé de gens qui aiment leur pays et qui se soucient de sa défense et de sa sécurité. Donc évitons les faux procès et la critique facile et gratuite, voire politicienne ». Pour Mankeur, « il ne s’agit rien d’autre que d’une réinstallation humanitaire dans l’esprit des principes fondamentaux du droit humanitaire international, de la solidarité africaine et islamique. Cet acte posé par (SMS) honore le (Sunugaal) et est salué par tous les pays épris de paix et de justice et tous les vrais défenseurs des droits de l’homme de par le monde ». Le ministre des Affaires étrangères et des Sunugaaliens de l’extérieur dit tenir à « ressasser qu’aucune contrepartie financière ou autre n’a été versée au (Sunugaal) ».

Selon lui, « le gouvernement n’en a réclamé aucune, car il s’agit d’un geste humanitaire en faveur de frères africains dont le pays se trouve dans une situation sécuritaire extrêmement difficile. Ce qui témoigne encore une fois de la grandeur d’âme de M. le Président de la République pétri d’humanisme et attaché au droit, à la justice et à la dignité humaine ». Autre précision faite par Mankeur : « Ces deux frères libyens ne sont pas en prison au (Sunugaal). Ils pourront rester vivre au (Sunugaal) ou regagner leur patrie si les conditions le permettent demain et s’ils le souhaitent. Par souci de transparence par rapport au peuple, le gouvernement a publié un communiqué le 4 avril à 13h, avant même l’annonce faite par le Département d’Etat américain ou par le Pentagone. Il n’y a rien à cacher ou à dissimuler. Il s’agit d’un acte de gouvernement car c’est l’Exécutif qui accorde le droit d’asile et non une quelconque autre Institution respectable de la République ».



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