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Soutien au secteur touristique
des promesses et un bilan bien maigre

30/05/2017

Lors de l’ouverture de la saison touristique à Saly Portudal en 2013, le président de la République Macky Sall a déclaré vouloir soutenir le secteur du tourisme à travers des investissements et des aides aux opérateurs. Quatre ans après, le bilan est bien maigre.
Il y a quatre ans, le chef de l’État annonçait avoir reçu des financements importants pour le secteur touristique : 4,5 milliards dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies, 16 milliards de l’Agence française de développement touristique. Ces sommes étaient destinées au projet d’adaptation à l’érosion côtière, mais aussi à un dispositif de financement sous forme de crédit hôtelier pour le financement des investissements et entretiens.
Il était également décidé d’exonérer de la patente, de l’impôt sur les sociétés, des droits d’enregistrement et de la TVA toute entreprise touristique qui opère en Casamance ou qui a décidé de s’y installer. Quatre ans plus tard, où en sommes-nous ?

GROSSE DÉCEPTION EN CASAMANCE

Dans le cadre de l’exonération des impôts dans la région de la Casamance, la réalité se résume en deux mots selon les hôteliers : déception et mensonge. Si la plupart des établissements de cette région ont reçu la visite de la SAPCO et d’autres services, parfois à de nombreuse reprises, pour échanger sur ce sujet brûlant, certains par contre n’ont entendu parler que de leur présence dans la ville, sans voir quiconque.
Beaucoup de paroles donc, mais rien de concret jusqu’à présent. Déçus par la finalité d’un projet aussi médiatisé, les hôteliers ont fini par le classer au rang d’une promesse électorale. Le tourisme va toujours aussi mal selon les concernés et la chute de la fréquentation se poursuit dans cette région à qui on avait pourtant beaucoup promis.

DES FINANCEMENTS PROBLÉMATIQUES

Pour ce qui est du financement de la réfection des hôtels, le constat est quasi le même. Un petit nombre de privilégiés voit défiler le Bureau de mise à niveau. Mais certains d’entre eux considèrent cet appui comme un investissement douteux, car pour obtenir un financement d’un million, il faut donner 300 000 F CFA. Comment faire alors si le coût des réfections est estimé à vingt millions ou plus ?
Les plus optimistes des hôteliers déclarent que le projet du gouvernement avance doucement, mais sûrement. D’autres ne comptent plus que sur leurs propres forces. Si l’espoir demeure, il est bien ténu.



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